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Le temps est votre meilleur ami

Posted by Wahid on Jun 2, 2011 in Philo, Quotidienneté

Time flies clock 10 11 2006

Prendre son temps, n’est-ce pas une idée réconfortante ? Si nous pouvions le faire quand on veut ! Le plus souvent, on n’y pense pas, on oublie, comme on oublie toutes les choses dont on connaît les bénéfices. Mais le temps alors, n’est-il pas infiltré dans tout le reste ? Se dire qu’on va prendre son temps, et tout devient, d’un seul coup, un peu plus doux.

On ne sait pas vraiment pourquoi, on le sent pourtant, c’est dans l’air : on est tout le temps pressé. On veut tout accomplir au plus vite, parce qu’on se dit peut-être qu’après on pourra se reposer, ou qu’il y aura autre chose à faire de plus amusant, de moins stressant. Mais ça continue, encore et encore, les jours passent et les choses ne changent pas, l’état d’esprit reste le même. On peut en étudier les raisons, elles sont en nous et autour de nous, mais là n’est pas la question.

Que faire alors ? Il y a bien des petites techniques, du genre évaluer toujours à la hausse le temps que prendront les choses, noter le temps qu’on passe à accomplir une certaine tâche, accepter de dire aux autres qu’on est en retard, renégocier les délais, prendre moins de tâches à la fois, gérer son temps avec une application iPhone, etc.

Tout cela est bien, mais en fait, il n’est que la partie émergé de l’iceberg. Car le temps, et c’est là que je voulais en venir, le temps fait partie de la conception de soi. Il n’est pas seulement infiltré dans ce qu’on fait, il l’est en SOI, dans l’image qu’on se fait de soi-même, dans son caractère, son MOI.

Quand vous vous mettez en colère, vous ne désirez pas que ça continue, vous voudriez que le temps passe plus vite. Vous savourez une glace en plein cagnar, et vous voulez que ça continue ad vitam eternam. Un peu plus profondément : pensez à ce que vous êtes, à votre être… ce qui vous caractérise et qui fait de vous la personne que vous êtes… je ne parle pas de ce qui vous distingue des autres, je parle de ce sentiment intérieur qui vous permet de dire MOI. Pensez-y, la notion de temps y est-elle ? Ce Moi a-t-il changé avec le temps ? Est-il meilleur aujourd’hui ? Le sera-t-il demain encore plus ? Il y a des choses en vous que vous désirez changer ? La mort n’est-elle pas si près finalement, alors qu’on la voudrait loin ?

N’avez-vous pas conscience que vous savez précisément quoi changer en vous et pourtant, vous n’y arrivez pas ? “Demain, je commence un régime !”, “A partir de maintenant, je ne procrastinerai plus !”, “C’est fini, je ne me fais plus avoir par quiconque !”…

Croire au changement instantané, s’obliger à adopter un comportement qui s’oppose à votre propre nature, n’est rien d’autre que l’annonce d’une perte de temps et d’un échec à venir. Ce n’est pas parce que vous êtes moins bon que d’autres, ou que vous n’arrivez pas à vous motiver. C’est parce que vous ne prenez pas en compte le fait que vous êtes le résultat d’une construction, jour après jour, année après année, lente et pesante, qui ne peut pas se nier d’une simple décision motivée. Vous êtes votre passé, l’avenir n’est que le souvenir des images qu’on s’est fabriqué dans le passé.

Maîtriser son temps, ce n’est pas courir après lui, c’est lui prendre la main, se laisser accompagner des fois, et l’accompagner d’autres fois. Doucement, tout doucement, les choses viendront à vous. Restez seulement alertes, les yeux grands ouverts !

A bientôt !

 
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Je m’appelle Valentina

Posted by Wahid on Dec 28, 2010 in Littérature / Poésie, Réflexion

J’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 18 ans. L’été, j’avais enseigné les maths à mon petit frère, et pour me récompenser, mon père m’a donné un peu d’argent. Je suis donc allé au marché aux puces avec mes trois-mille dirhams pour m’acheter quelque chose, n’importe quoi, quelque chose qui allait me faire plaisir. Un ami, qui m’a rejoint, me suggéra une guitare électrique, une vieille Japonaise d’occasion qui ressemblait et sonnait – je ne le savais pas encore à l’époque – comme une Fender Stratocaster. C’est ainsi qu’en échange de mes trois-mille dirhams, le vendeur accepta de me vendre la guitare électrique et son amplificateur qui, je me souviens, contenait un enregistreur à cassettes. Et c’est comme ça, par hasard, que je suis devenu guitariste !

On dit souvent que l’instrument ne fait pas la musique – ou plus généralement la qualité de l’art. Je suis bien d’accord, mais tant que l’artiste sans instrument, ainsi que son art, ne resteront qu’un fantasme inexprimé, je garderai une importante réserve. Si je suis devenu guitariste, c’est bien grâce à ma rencontre, fortuite, avec une guitare, qui m’a éduqué les doigts et les oreilles. Et j’insiste bien là-dessus, ma voix, et ma voie, sont celles d’un guitariste, car comme on pense dans une langue, on fait de la musique avec son instrument.

Il faut savoir que dès qu’on se met à jouer, il se passe quelque chose entre le musicien et l’instrument, quelque chose d’unique et de mystérieux entre l’objet supposément sans âme, et l’être humain (supposément aussi) doué de conscience. Quelque part, nous sommes tous fétichistes : on aime sa voiture, son iPhone ou sa paire d’espadrilles. Moi, j’aime ma guitare. Celle-là, c’était le premier amour, celui qu’on n’oublie jamais, qui fait naître la magie, une chose qui nous dépasse, qui nous fait toucher l’infini et l’absolu, et qui ne se manifeste qu’à travers le jeu. L’instrument est un intermédiaire entre soi et soi, il crée une connexion intellectuelle et sensorielle. Je joue donc je suis, et je ne prends pas ça à la légère. C’est dans ce va-et-vient, cette réflexion cartésienne du jeu avec soi et son instrument, que je prends conscience de ce que je suis. C’est aussi pour cette raison que j’improvise la plupart du temps. L’improvisation me donne l’occasion de vivre encore et encore ce rapport avec moi-même, d’exprimer la création dans l’instant, de concrétiser le passage de l’idée de soi au soi réel et véritable.

Imagions, dans le détail le processus : une inspiration musicale prend naissance dans mon esprit. Tel un serpent prisonnier d’une cave sans lumière, elle vibre à l’intérieur de mon corps, elle est une esquisse de sentiment qui veut s’actualiser. Mon instrument est l’unique voie (voix) pour la porter. Mais ce que j’imagine – ce qui est dans mon imagination – n’est jamais ce que va raconter ma guitare. J’anticipe cette différence, car je connais mon jeu et mon instrument. Ils ont chacun sa personnalité propre, sa richesse et ses limites, ses subtilités et ses possibilités. Une dialectique interne s’installe, je choisis ce que je vais faire, je prends le risque ou je réfléchis à autre chose, je suis face à moi-même, la mesure m’appelle : je désire, je vois, j’anticipe, je me sonde, je m’exprime, je prends conscience. Je commence à être. Puis je joue. La musique s’échappe de mon instrument et revient dans mes oreilles, elle porte un message qui est encore différent de celui que j’avais imaginé. Je m’entends ! Je suis ! Mais encore, cette actualisation ponctuelle et continue d’un Je(u) ne s’arrête pas là. Je suis quelque chose de particulier, une personnalité et un caractère au-delà de la simple existence, je m’affirme, je prends une couleur, un sens. Le processus recommence, encore et encore, il s’ajoute à lui-même, se déconstruit et se reconstruit, s’enrichit. Une simple note de musique et j’ai l’impression de vivre !

Quand on vit une autre naissance – je ne parle pas d’une REnaissance, car pour moi, on ne renait jamais, on possède plusieurs vies parallèles – on redevient, une fois de plus, enfant, avec son innocence, sa naïveté, on va dans tous les sens, on retrouve du génie et la plus grande des ignorances. Je ne suis pas guitariste de naissance, ce n’est pas ma langue maternelle. Et comme une expérience qui commence, j’ai eu besoin de guides, de références, d’assises, de tremplins. Souvent, c’est là où on ne les cherche pas qu’on les trouve. Cette année, j’ai rencontré un homme et un nouvel instrument, une inspiration et un compagnon. J’étais en Italie, à Rome, et je me suis retrouvé dans une boutique tenue par un Romain de naissance, un aristocrate qui a rencontré le Rock un jour dans sa vie : Jean-Paolo D’Amore. Un homme qu’on oublie pas. Le gaillard devait avoir soixante ans,  musclé comme un scorpion, aux yeux bleus si intenses que j’avais du mal à le regarder en face. Il parlait un anglais approximatif, mais même dans ses hésitations, il avait l’air sûr de lui, si bien qu’il ne baissait jamais le regard et semblait chercher ses mots dans mes yeux. Il partagea avec moi son amour des instruments. Mais ce qu’il m’offrait ne m’intéressait pas. J’avais une idée fixe, je voulais une certaine Américaine – une Les Paul Gibson Dark Fire – une combinaison extraordinaire de technologies et de savoir-faire artisanal que j’ai connue sur Internet et qui m’a fait tourner la tête. Un bijou, mais qui restait introuvable.

ODIJELA

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D’Amore m’en présenta alors d’autres. Il m’ouvrit toutes ses boîtes, et délicatement, comme un père qui tient ses petits entre les mains, me les remettait, me racontait leurs histoires, me les faisait écouter. Mais je voulais ma Dark Fire, je n’avais de cesse d’y penser. C’est alors qu’un ami proche, musicien, un vieil Américain qui en sait long sur les âmes et les cœurs, et à qui je racontais mon désarroi, me mit la puce à l’oreille : « Tu dois tomber amoureux, cesse de chercher la guitare idéale, tu le sauras quand ce sera la bonne ».

Je l’ai écouté et je suis retourné voir D’Amore. Il me mit entre les mains une autre Les Paul, au teint doré, fabriquée comme en 1957. Et c’est arrivé. Je ne pouvais plus la lâcher. Je ne m’attendais pas à ça. L’instrument sans âme en avait une, peut-être parce que j’ai envie d’y croire, peut-être aussi parce que des vieilles mains ont mis toute leur histoire en lui, l’ont bichonné, y ont mis de leurs âmes. Je ne sais pas. Mais le fait est là. Valentina Dolce Vita Chica Chica Boom Boom Girl Di Roma, qui s’est trouvé ce nom-là, me rend meilleur, fait de moi un musicien et un homme plus heureux, et m’aide à rendre le monde plus heureux.

 
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Saranthogole, le parfait homme

Posted by Wahid on Dec 23, 2010 in Littérature / Poésie

Dieu l’avait décidé ainsi.

Quand Il le lui annonça, de Sa grande voix solennelle et diffuse, comme si toutes les montagnes, la végétation et le ciel avaient parlé en même temps et à la même tonalité, Saranthogole lui répondit « Je sais ». Comme quoi la modestie n’était pas le caractère de l’homme parfait. Saranthogole réclama à Dieu la femme parfaite. Quand Il la lui donna, Saranthogole la tua immédiatement, car, expliqua-t-il à Dieu, la perfection ne saurait avoir d’égal, ni de descendance.

Le jour suivant, Saranthogole se dirigea vers le village le plus proche, qu’il put atteindre en moins d’une minute grâce à des jambes plus fortes que les pattes du Minotaure. A la vue d’un être de telles force et beauté, les villageois en furent subjugués et le prirent pour Dieu. Dès lors, Saranthogole les réduisit tous en esclavage, car dit-il, l’homme parfait n’obéissait pas aux lois des autres hommes, il décidait seul de ce qui était Bien.

Puis, il leur fit construire un temple plus grand que leur village. Il instaura les lois de la prière, six jours dont trois couché sur le sol, suivis de deux jours de travail. Quand les villageois lui demandèrent qui allaient-ils prier, il leur répondit pour Dieu, car l’homme parfait n’a pas besoin de contemplation.

Et ils en firent ainsi.

Saranthogole leur demanda s’ils étaient heureux, à quoi ils répondirent qu’ils ne l’avaient jamais été autant, parce qu’auparavant c’était la décadence. Saranthogole se plut à entendre cela et leur rajouta un jour de prière en signe de reconnaissance. Les villageois l’en remercièrent en sacrifiant leur plus belle chèvre sur les deux qu’ils possédaient.

Saranthogole entra dans le village voisin, fit construire un temple, et instaura les lois de la prière. Mais comme le village manquait d’enfants, il retira une journée de prière du nombre consacré, et la remplaça par une journée de fornication. Les villageois en furent heureux et sacrifièrent cent lapins des deux-cents qu’ils possédaient.

Saranthogole continua ainsi à propager sa religion de village en village jusqu’à ce qu’ils furent tous convertis. Après quoi, il se donna la mort, parce que, avait-il dit, l’homme parfait ne saurait se faire surprendre par la mort.

Un jour, des commerçants d’un des villages allèrent vendre leurs amandes dans le village voisin. De retour chez eux, ils apprirent aux villageois que leurs voisins ne pratiquaient que six jours de prière au lieu de sept, et qu’ils s’adonnaient à la fornication le septième jour. Ils en furent très choqués et dépêchèrent un émissaire chargé de leur enseigner la vérité. Mais les villageois ne le crurent pas et lui demandèrent d’apporter des preuves, ce qu’il ne put faire. Alors, ils lui parlèrent de leur manque d’enfants auquel ils ont pu palier grâce à Saranthogole.

L’émissaire de retour dans son village voulut convaincre ses pairs qu’il fallait changer les lois pour suivre celles du village voisin, mais ils l’emprisonnèrent pour son opinion subversive et le firent mourir de faim.

Le grand conseil du village décida de partir en guerre contre le village voisin. Et comme l’arrivée des guerriers coïncidait avec le jour de fornication, ils surprirent les hommes et les femmes dans leurs lits. Ils les tuèrent tous sans exception, et emmenèrent les enfants pour en faire des esclaves impies qui pourraient travailler les jours des prières.

La grande guerre éclata entre les villages, chacun prétendant posséder la vérité, alors que tous avaient des rites différents.

C’est ainsi que tous les villages crurent que leurs voisins avaient provoqué la colère de Dieu et que la guerre était méritée. Dieu envoya cent prophètes pour leur enseigner l’histoire de Saranthogole qui n’était pas prophète, mais ils les prirent pour des charlatans et les tuèrent tous.

Aujourd’hui, ils continuent à guerroyer entre eux, mais ils manquent d’hommes et les jours de prière ralentissent les expéditions.

avril 2008

 
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iPhone 3G Jailbreak avec unlock et push

Posted by Wahid on Dec 6, 2010 in Références
Note de référence

Procédure pour Jailbreaker et unlocker un iPhone 3G (Windows).

  1. Faire une sauvegarde avec iTunes
  2. Downloader tinyumbrella (http://thefirmwareumbrella.blogspot.com/) et sauvegarder les SHSH
  3. Downloader le IPSW de mon iPhone et du Firmware que je veux installer (iPhone1,2_4.1_8B117_Restore.ipsw)
  4. Downloader redsn0w_win_0.9.6b6 de http://blog.iphone-dev.org/
  5. Ouvrir tinyumbrella et le démarrer le serveur TSS
  6. Faire un Shift-Restore et choisir le fichier IPSW downloadé
  7. A la fin du Restore, utiliser tinyumbrella sortir du mode Recovery
  8. Ouvrir redsn0w (ouvrir en Admin et en mode de compatibilité WinXP SP2)
  9. Choisir le même IPSW qu’avec iTunes
  10. Choisir les options de mise à jour (installer Cydia, multitasking, iPad baseband si obligatoire !!!!, pourcentage de batterie, PAS de Deactivate)
  11. Eteindre l’iPhone, enter en mode DFU et attendre la mise à jour sans le débrancher
  12. Une fois l’iPhone redémarré, ouvrir Cydia et faire les mises à jours (Complete Upgrade)
  13. Ajouter http://repo666.ultrasn0w.com et http://repo.bingner.com
  14. Installer SAM et SAM Prefs à partir de http://repo.bingner.com
  15. Réutiliser redsn0w mais juste avec les options Deactivate, Cydia, multitasking, battery pourcentage
  16. Aller dans Réglages/SAM et choisir De-Activate iPhone
  17. Ouvrir iTunes et attendre qu’il acrtive l’iPhone
  18. Ajouter http://cydia.hackulo.us dans les sources de Cydia et installer AppSync 4.1 (pour le firmware est 4.1) et Installous
  19. Synchroniser avec iTunes

Je ne me rendais pas compte que c’était aussi long !

 
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Accepter sans se contenter – 2. Sans se contenter

Posted by Wahid on Dec 1, 2010 in Réflexion
At Epoch looking for a job in the Austin Chronicle classifiedsLa voie du milieu

Voici la deuxième partie de l’article intitulé “Accepter sans se contenter”. Dans la première partie, je mettais en évidence ce que je crois une nécessité : savoir accepter. Mais tout a une limite. Et comme il a été très justement relevé par une amie lectrice, il y a des choses qu’on ne peut justement pas accepter, ni en nous-mêmes, ni dans le monde.

Tout accepter en nous-mêmes serait s’interdire le changement, le développement de soi, l’épanouissement. Ce serait se laisser mourir. Accepter le monde tel qu’il est, c’est accepter ce qui ne convient pas à sa morale, c’est accepter l’injustice.

Se contenter, c’est accepter ce qu’on peut changer

Ce que je crois donc être la limite à l’acceptation est le contentement. Se contenter de ce qu’on est, de ce qu’on a ou de ce qui nous entoure, c’est de perpétuer le conflit qui existe en nous, et qui nous fait souffrir. Le conflit existe dès lors qu’on sait que les choses peuvent être meilleures, et que, le plus souvent parce qu’on a peur, on n’agit pas. Deux idées – deux convictions – se heurtent et créent le conflit : d’un côté le besoin de devenir meilleur sans agir, et de l’autre la possibilité de devenir meilleur.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas l’impossibilité qui créé le conflit, et donc la souffrance, mais bien la possibilité. L’acceptation intervient encore une fois : quand on n’agit pas pour se rendre meilleur, on n’accepte pas que c’est possible ! On entendra les gens se plaindre de leur souffrance (de leur conflit) en disant : “J’ai envie d’être telle ou telle chose, mais on m’en empêche, c’est impossible”. Au moment où cette personne affirme cette soi-disant impossibilité, elle reconnaît qu’elle en souffre et ainsi, elle exprime sa croyance que cette chose est possible.

On ne souffre pas de ce que nous percevons véritablement comme impossible : on ne souffre pas de ne pouvoir voler en agitant les bras, de ne pouvoir lire dans les pensées, ou de ne pouvoir faire apparaître de l’or en ouvrant un tiroir ! On ne souffre que de ce qu’on croit possible.

J’accepte ou je me contente ?

Comment faire la différence entre ce qu’il est possible de changer (et qui serait l’objet de mon contentement), et de ce qui est véritablement impossible (et que je dois accepter)  ?

C’est certainement le résultat d’un travail continuel. Il faut voir en soi, le plus clair possible, de la manière la plus transparente possible et à chaque instant. Le possible et l’impossible sont des perceptions : elles peuvent être fausses, on peut se tromper (quelqu’un peut croire qu’il est capable d’une chose qu’il ne peut vraiment pas), on peut refuser de reconnaître notre conflit (on culpabilise envers un membre de la famille et on se sacrifie), ou on peut simplement avoir un esprit rigide ou être pressé.

Il faut travailler sur soi. Il faut être honnête avec soi-même. Consultez un psychologue ou un psychiatre. Faites des exercices de relaxation. Méditer tous les jours.

C’est le seul moyen d’être véritablement libre !

 
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Légèrement

Posted by Wahid on Nov 28, 2010 in Littérature / Poésie

Je n’étais plus rien et je suis devenu
De la forme, de l’esthétique, rien de contenu
Les mots se souviennent de mon âme imaginée
Le Néant couvrit mon cœur et j’appris à aimer

Au cœur du trouble, mes lèvres ont tremblé
D’une voix sourde, la Mort a murmuré
« Chante en moi, Oh mon troubadour,
La vie sans moi ne connaîtrait point l’Amour »

Nous dansions, dansions et d’autres alentour
Mangèrent et burent à en oublier le jour
L’ombre et la lumière se prirent au corps à corps
Tournant, tournant jusqu’à mourir la Mort

Soudain, le tourbillon de danses s’arrêta
La Mort prise d’ennui de la vie se réveilla
La lumière apparaissant et l’ombre se couchant
Je chantais légèrement mon amour dissonant

Novembre 2010

 
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En passant une ligne imaginaire, on perd/gagne une journée !

Posted by Wahid on Nov 28, 2010 in Culture et divertissement

La petite histoire

J’attends patiemment la nouvelle mise à jour (non officielle, mais pas illégale) de mon iPhone pour pouvoir passer des coups de fil. Le propriétaire du blog où la mise à jour doit être postée a annoncé : Sunday, Funday! sur son Twitter (@MuscleNerd). On est Sunday, mais le day tarde un peu à être Fun. C’est là que je me rends compte que MuscleNerd, grand hacker devant l’éternel, vit à Los Angeles, et que nous avons donc quelques heures de décalage ! Il est 17h à Casablanca, et seulement 9h du matin à L.A. ! Mince, je dois encore attendre, la journée risque d’être bien longue.

Et à chaque fois que je pense “décalage horaire”, je me pose la même question, à laquelle j’ai enfin une réponse, logique, mais surprenante :

Si deux voyageurs partent en voyage, l’un vers l’Est et l’autre vers l’Ouest, celui qui voyage vers l’Est ajoute une heure à sa montre, alors que celui qui voyage vers l’Ouest retranche une heure à sa montre. Que se passe-t-il lorsqu’ils se rencontrent ?

Eh bien, ils auraient un jour de décalage ! J’ai vérifié sur Wikipédia, et c’est effectivement le cas ! En passant le 180ème méridien, en plein Pacifique, entre l’Alaska et la Russie, on ne change pas seulement d’heure, mais de jour. C’est la ligne de changement de date.

Plus surprenant…

Saviez-vous que certains pays ont un décalage horaire qui ne tombe pas sur une heure précise ?

  • Iran : GMT + 3:30
  • Afganistan : + 4:30
  • Inde : GMT + 5:30
  • Népal : GMT + 5:45

Plus surprenant encore…

Jusque récemment, certains pays avaient des décalages horaires encore plus… décalés:

  • Jusqu’en 1940, les Pays-Bas avaient un décalage horaire de GMT + 0:20
  • En 1994, les parties orientales des Kiribati sautèrent d’UTC-11 et UTC-10 à UTC+13 et UTC+14,  pour éviter d’être sur la ligne de changement de date.
  • En 1905, la Malaisie est passée de GMT+6:46:48 à GMT+7 !

Références :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_de_changement_de_date
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fuseau_horaire

Et vous quel est votre décalage ?

 
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Créer le Ministère du Détail

Posted by Wahid on Jun 18, 2010 in TEDTalks, Théories
Petites grandeurs

Je vous propose une autre conférence de TED : Rory Sutherland: Sweat the small stuf. Rory Sutherland y relève que les organisations, pour des raisons qu’il explique, prennent de gandes décisions qui engendrent de grandes dépenses, alors que leur impact sur nous, est souvent inversement proportionnel à leur taille.

Rory Sutherland est un homme du Marketing, de la publicité et de l’identité des marques. Il conçoit des campagnes intéractives d’avant-garde,  à la frontière entre publicité et divertissement.

Quelques paroles reprises :

“Pourquoi est-il nécessaire de dépenser 6 milliards de Livres pour accélérer l’Eurostar, alors que, pour à peu près 10 pourcent de cette somme, vous auriez pu avoir des super modèles, hommes et femmes, servant du Chateau Petrus gratuitement à tous les passagers toute la durée du trajet ? [...] Les gens demanderaient à ce que les trains aillent moins vite !”

“Les organisations ont tendance à déployer le plus de force possible, alors que la tendance d’une personne à être  influencée est inversement proportionnelle à la force appliquée. Il y a ici une totale déconnexion”.

“Les décisions qui impliquent peu d’argent et pourraient avoir un grand impact sont difficilement justifiables dans une organisation”

“Les grands problèmes importants ont besoin de grandes et d’importantes solutions, dispendieuses, surtout”

“Les gens qui ont de grands pouvoirs veulent faire de grandes dépenses. Il y existe, à un certain point, un grand mythe de la stratégie qui prévaut dans les affaires. Et, si vous y pensez, il est très important que le mythe de la stratégoe subsiste.”

“Car, si le conseil d’administration convainc tout le monde que le succès de n’importe quelle organisation est le résultat de ses décisions, la disproportion des salaires devient justifiable plus aisément que si l’on donne le mérite du succès d’une compagnie à d’autres petits détails d’activités tactiques.”

“Dans toutes les organisations, il faut créer un Directeur du Détail. Et dans tous grouvernements, il faut créer le Ministère du Détail”

Je vous souhaite un heureux visionnement !

Rory Sutherland est un homme du Marketing, de la publicité et de l’identité des marques. Il conçoit des campagnes intéractives d’avant-garde,  à la frontière entre publicité et divertissement.

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Accepter sans se contenter – 1. Accepter

Posted by Wahid on Jun 18, 2010 in Réflexion
Le milieu de la voie

Accepter

Accepter. C’est peut-être facile à dire, et quelque part, tout le monde se croit accepter.

Pourtant, il n’y a pas un sentiment désagréable, pas un, qui n’est pas entièrement ou en partie, le résultat d’un refus d’accepter. Accepter sa condition, le monde où on vit, la perte de quelque chose, la difficulté d’obtenir quelque chose, la difficulté de devenir ce qu’on veut. Prenez l’exemple de celui qui ne parvient pas à faire son deuil de la mort d’un être cher. On n’acceptant pas la mort, et son absurdité, il n’accepte pas sa propre condition de mortel. Son malheur provient de l’intenable contradiction qui vit dans son esprit, entre la réalité de la mort et son refus de mourir.

L’exemple est simple et extrême. Comme toute illustration, elle doit toucher nos limites pour véritablement nous parler. Mais j’aurais pu prendre d’autres exemples : l’aveugle accepte mieux son handicap qu’un pauvre ambitieux ; le malade du coeur accepte mieux son état qu’un amoureux qu’on aurait envoyé promener ; le littéraire accepte plus facilement qu’il ne comprend rien à la physique nucléaire.

L’objet de l’acceptation peut sembler ne revêtir qu’un aspect négatif. Encore la faute à mes exemples ! Mais quand on n’accepte pas, on n’accepte rien : ni ses limites, ni ses forces. Quand on n’accepte pas que nos limites font partie de nous, on ne se pense pas mériter ses qualités, son argent, sa santé. L’acceptation est une vision du monde, un filtre à notre appréhension des choses. Si le négatif nous occupe l’esprit plus que le positif, c’est une question pragmatique – parce qu’on souhaite légitimement régler ses problèmes – et subjective, parce que nos problèmes ne sont que les problèmes qui nous sont propres. L’acceptation ne connaît pas le “signe mathématique” de son objet.

C’est après avoir accepté qu’on connaît la vraie valeur des choses, qu’on connaît sa vraie valeur, qu’on comprend que la vie est multiple et riche de ses alternatives, qu’on devient réaliste, qu’on finit par se libérer.

Deuxième partie

 
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Epicure : “Il est impossible d’être heureux sans être sage”

Posted by Wahid on Jun 16, 2010 in Philo, Réflexion
Antique bonheur

“Je veux être heureux, tout le monde se l’est au moins dit une fois.

Cette affirmation, parce qu’elle sous-tend une série de vérités qui ne paraissent pas toujours naturelles, balaye de la main un nombre de croyances fausses dont voici quelques exemples  :

  • On ne peut être libre
  • Trop réfléchir, c’est être malheureux
  • Penser au passé et à l’avenir, c’est ne pas profiter du moment présent
  • Le bonheur est impossible dans le monde où je vis

Vouloir être heureux, c’est avant tout prendre conscience de sa capacité à concevoir et à obtenir le Bonheur: on ne peut affirmer être heureux sans s’en rendre compte. L’affirmer par une volonté, c’est sous-entendre une relation intrinsèque entre le Bonheur et la Liberté : Vouloir est l’expression de Soi ; Soi est se concevoir comme un tout, un être entier qui peut prétendre à être libre.

“Je veux être heureux” est donc le commencement d’une réflexion individuelle sur son état, une introspection nécessaire, qui prend corps dans un série de questions :

  • Qui suis-je ?
  • Que puis-je savoir ?
  • Dans quel monde est-ce que je vis ?
  • Qu’est-ce qui peut me rendre heureux ?
  • Comment puis-je me rendre heureux ?

Peut-on échapper à la réflexion, et donc à des conclusions, qui aboutissent nécessairement à un apprentissage (un changement sur soi) pour prétendre au Bonheur ? La réponse est claire : non.

Pour Epicure, la sagesse est l’aboutissement de cette réflexion, et elle seule peut conduire au Bonheur.

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